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Originaire de Lanaudière, Gabriel Mondor est présentement finissant en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Artiste émergent, il a également étudié à l’École Nationale Supérieure des beaux-arts (ENSBA) de Lyon en 2018. Sa diplomation (2020) lui valut plusieurs prix et bourses, dont le Prix Silex, le prix Presse Papier ainsi que le Prix de l’URAV pour la recherche-création.  Grandement impliqué dans la communauté artistique de Trois-Rivières, il a participé au montage d'un grand nombre d’expositions, entre autres pour la Biennale nationale de sculpture contemporaine (BNSC), pour l’Atelier Silex et pour la galerie R3.

Démarche

 

Ma démarche artistique est régie par un principe de sujet/objet ; L’objet s’incarne par la spécificité du médium utilisé tandis que le sujet aborde plutôt la notion d’expérience du spectateur. Bien que ces deux notions semblent distinctes, elles partagent toutefois une particularité sensorielle commune : la physicalité.

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L’objet de ma pratique est orienté vers la réévaluation de la spécificité des médiums traditionnels dans un contexte contemporain. Je préconise tous les médiums possédant une matérialité s’ancrant dans une réalité tangible, donc non virtuelle, car ils s’incarnent tous dans un procédé physique qui les distingue de leur version technologique actuelle. Par exemple, la peinture a toujours été définie par la notion de tache et le dessin par la notion de ligne, mais tous deux se rassemblent naturellement par la bidimentionnalité de leur surface. En travaillant avec ces spécificités, je crée des œuvres explorant entre autres les limites de ces termes, comme dans le cas pour Peinture totalitaire (2018).

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Le sujet de ma pratique est l’expérience humaine. Cet intérêt est issu de l’idée que chaque individu ne pourra jamais expérimenter le même sujet de la même manière, du même point de vue. En fonction de cette diversité infinie de perceptions, j’accorde beaucoup d’importance à la subjectivité de chacun, car je crois que chaque expérience singulière porte une vérité qui vaut la peine d’être entendue, mais surtout vécue. En ce sens, je m’intéresse aux croisements de ces expériences individuelles, selon l’idée qu’une vérité nouvelle émergerait lorsqu’elles sont mises en commun.

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Par mon travail, je m’intéresse au potentiel interprétatif de la création, car toute œuvre existe en tant que présence objective, alors que, paradoxalement, le visiteur vit une expérience subjective lorsqu’il l’appréhende. D’ailleurs, ce potentiel permettant à quiconque de vivre une œuvre selon sa propre individualité est ce qui motive ma création, car c’est là où l’indicible prend vie, où l’expérience jaillit.